Musée Matisse

15 février 2025

Le Cateau-Cambraisis...

Ce 15 février, agréable journée dans cette ville, nous avons donc été les biens traités du Cateau Cambraisis 
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Musée départemental Henri Matisse

Le musée Henri Matisse, entièrement rénové et agrandi, invite à une immersion totale dans l’univers du maître de la couleur.

Après 18 mois de transformation, le musée a réouvert en novembre 2024 et offre une expérience unique, repensée pour faire vivre l’art autrement.

Avec près de 1000 m² supplémentaires, le musée dévoile une scénographie pensée pour révéler la richesse et la diversité de l’œuvre de Matisse.

Un plateau muséographique de 300 m², trois salles dédiées à ses techniques emblématiques – gravure, sculpture, papiers découpés – et une approche didactique permettent de plonger au cœur de sa création.

Torse de femme couchée, 1925
Martiniquaise, 1947
® Fred
Marguerite au chapeau de cuir, Paris 1914
Projet de couverture pour le livre de Henri Cartier Bresson, 1952

Matisse et Henri Cartier Bresson

La relation d’Henri Cartier-Bresson avec Henri Matisse débute dans des circonstances inhabituelles.

Fait prisonnier de guerre par les Allemands en 1940, Cartier-Bresson s'échappe d'un camp de travail en 1943 et rejoint une organisation clandestine d'aide aux prisonniers. Pendant cette période, alors qu’il se cache en France, l'éditeur Pierre Braun lui demande de photographier des écrivains et des artistes pour un projet de livre qui ne se concrétisera jamais.

Cette mission amène Cartier-Bresson à rencontrer certaines des figures créatives les plus marquantes de l’époque. L'un d'eux était Matisse.

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Jeune Femme au foulard, 1952 Lithographie
Jeune Femme au foulard, 1952 Lithographie
La nageuse dans l'aquarium
Icare

La Chapelle du Rosaire à Vence

Érigée en 1951, la chapelle du Rosaire (dite chapelle Matisse) érigée de 1949 à 195, par l'architecte Auguste Perret est entièrement conçue et décorée par Henri Matisse pour les sœurs dominicaines durant son séjour à Vence.

On discerne cette bâtisse par son toit de tuiles blanches et bleues ainsi que par sa croix en fer forgé haute de treize mètres

Chapelle du Rosaire ® site https://vence-tourisme.com/
Chapelle du Rosaire ® site https://vence-tourisme.com/

Auguste Herbin

En 1953, Auguste Herbin (1882-1962), maître de l’abstraction géométrique, visite le musée.

Il a passé son enfance au Cateau et y avait suivi des cours de dessin industriel et de modelage. Il propose d’offrir 26 œuvres (16 peintures, 2 sculptures, 4 dessins et nombreuses gouaches) qui prennent place en 1956 dans la salle des mariages de l’hôtel de ville.

Auguste Herbin - Rélité spirituelle, 1938
Auguste Herbin - Synchromie en noir, 1939

Brasserie Vivat

Nichée au cœur du Cateau, la brasserie Vivat est l’héritière de 1000 ans de savoir-faire brassicole, aujourd’hui classée aux Monuments Historiques.

À la place de la brasserie telle qu’on la connaît aujourd’hui, trônait autrefois une abbaye bénédictine qui, lors de sa vente en tant que bien national en 1795, possédait déjà un point destiné à la fabrication de la bière.

Ce lieu impressionnant, dont la première pierre a été posée sur le sol Catésien au Xème siècle, n’a depuis jamais oublié ses racines brassicoles. Plusieurs héritiers ont fait partie de l’aventure brassicole, mais une seule famille s’est succédé à la tête de la brasserie pendant 205 ans.

® site https://brasserievivat.fr/
® site https://brasserievivat.fr/
® Fred

Bohain

Peu après sa naissance au Cateau, les parents d’Henri Matisse ouvrent en 1870 une graineterie à Bohain en Vermandois, où il a la révélation de sa vocation grâce à sa mère qui lui offre sa première boîte de couleurs.

Plus tard, Henri Matisse est devenu l’artiste que l'on sait.

Son œuvre a évolué mais sa façon de travailler est restée marquée par le des influences de son enfance : goût du labeur et couleurs des tissus qu’il collectionne, goût pour les fleurs et les plantes qu’il a découvert dans la graineterie de ses parents. 

La "Biennale des Graines d’Elite" s'y tient jusqu’au 23 février. Cette année à l’occasion des 70 ans de la disparition du grand maître le thème en est bien évidemment "Hommage à Matisse".

Aquarelles, pastels, acryliques, huiles sur toiles, linogravures, kakémonos brodés, sculptures, ce sont 36 œuvres vont être exposées dans les salles d’exposition du RDC de la Maison familiale d’Henri Matisse.

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Sur la commune de Bohain, se dressait une fontaine surmontée d’un lion en fonte que des malfaisants ont subtilisés il y a une vingtaine d’années.

Avec ce lion disparaissait également une autre sculpture représentant un Dauphin ; deux des symboles de la richesse et de la prospérité de la grande cité textile qu’était devenue BOHAIN à la fin du XIXème siècle.

Le temps passe, les Bohainois n’espèrent jamais revoir l’animal. C’est sans compter sur le hasard qui conduit l’ancien directeur technique sur les bords de la Saône, où sans doute attiré par le château et sa tour du XIIIème siècle, il visite la petite commune de RUPT-SUR-SAÔNE. Et là, ébahi, ce vacancier bohainois s’arrête devant la réplique exacte du lion de Bohain, âgé de plus de deux siècles.

Contact est pris entre les deux communes. Justement BOHAIN prépare un projet culturel autour du peintre Henri Matisse, « Bohain aux couleurs de Matisse » avec notamment la restauration de la graineterie dans laquelle il a vécu et qui se trouve non loin de l’emplacement de l’ancienne fontaine au Lion.

A RUPT-SUR-SAÔNE, le conseil municipal n’oppose aucun problème à « prêter » le lion pour un « clonage » en règle, même si celui-ci fait partie du patrimoine fontainier très important en Haute-Saône.

RUPT est même le premier village à avoir eu l’eau courante dans les années 60 ! Tout un symbole donc !

Si, selon les documents, le lion originel avait coûté 275 francs à l’époque, la commune de BOHAIN aura dû, par contre, débourser aux environs de 12.000 € pour ce nouvel animal.

Le travail de fonderie a été effectué par une fonderie de Haute-Marne, département limitrophe de la Haute-Saône. En 2012 le nouveau lion a retrouvé sa place, sur un nouveau socle en pierre bleue à BOHAIN-EN-VERMANDOIS, rue du Château, juste la veille de l’inauguration de la maison de Matisse.