ABBY
Une belle idée de sortie à Courtrai pour découvrir un lieu et un photographe…
Le lieu c’est ABBY Kortrijk ; un tout nouveau musée d’art visuel, ouvert en mars 2025 dans une ancienne abbaye et qui se veut ludique, accessible et ouvert à tous. Le photographe c’est Tom Callemin et son expo « double reality ». Des images construites avec précision, ses photos sont à Instagram ce que la slow food est au Mc Do ! On en profite pour visiter le Béguinage Sainte-Élisabeth, juste à coté, qui a mis 37 ans à être restauré… et ça vaut le coup d’oeil.
Tom Calemin "double reality"
L’exposition Double Reality réunit l’ensemble du travail photographique réalisé par Tom Callemin au cours des six dernières années. C’est la première fois que ces œuvres sont présentées ensemble comme un tout cohérent.
Tom Callemin (né en 1991 à Ostende) vit et travaille à Gand. Il a suivi une formation en photographie et en arts médiatiques et est actuellement chercheur affilié à la KASK & Conservatorium de Gand.
Double Reality constitue l’aboutissement de son doctorat de six ans, consacré aux relations entre photographie, perception et identité. Son travail prend le plus souvent forme dans son studio, où il crée des images qui mettent notre perception à l’épreuve. Callemin y reconstitue, avec une grande précision, des univers qui nous invitent à interroger la manière dont nous lisons les photographies et les tenons pour vraies. Il en résulte des images d’une grande intensité. Grâce à une scénographie spécialement conçue pour cette exposition à Abby, l’artiste offre un aperçu des processus de création qui sous-tendent ses images.
Honoré d’O & Gerard van Lankveld - Authorities
Authorities nous ouvre une fenêtre sur l’esprit des artistes : Honoré d’O et Gerard van Lankveld endossent le rôle de ‘Détenteurs du Pouvoir’. Ils orchestrent un royaume mystérieux et difficile à saisir, où trouver prise n’a rien d’évident. Leur domaine s’étend sur tout ce qui touche à l’existence. À ses marges, ce royaume ne cesse de croître et de se transformer, en de nouvelles formes de bonheur terrestre et spirituel.
Gerard van Lankveld (°1947, Gemert, NL) se proclame empereur de Monera. Son empire se compose de monuments et d’attributs symboliques. Dans la réalité ou à échelle réduite naissent des véhicules terrestres, aériens et maritimes précieux, de sa propre conception et fabrication : machines à vapeur, horloges, pendules et couronnes, arc de triomphe, monnaie et drapeau propres, instruments de mesure scientifiques.
Honoré d’O (°1961,Audenarde, BE) se concentre sur le lien organique entre le regard, la compréhension et l’inspiration. Il déplace directement de son atelier vers le musée le mur Grammatica. Sur cette paroi figurent des centaines de petites sculptures, telles des signes de ponctuation, des mots et des phrases composant son langage visuel universel.
Coup de Théâtre. A Play of Clay
Dans l’exposition Coup de Théâtre. A Play of Clay, Abby met en lumière le caractère théâtral de la céramique à travers des pièces historiques et contemporaines exceptionnelles.
Des surtouts de table imposants aux vases hyperstylisés, des pichets ventrus aux scènes de genre délicates, des trompe-l’œil stupéfiants aux caricatures grotesques : depuis des siècles, la céramique se donne en spectacle sur les étagères et connaît aujourd’hui un véritable renouveau.
Une exposition qui réunit 90 pièces de céramique historique ainsi que des œuvres d'artistes contemporains.
Béguinage Ste Elisabeth
Fondé en 1242 grâce au soutien de la comtesse Jeanne de Flandre, le béguinage de Courtrai s’est développé comme une véritable “ville dans la ville”. Il accueillait des béguines, femmes pieuses mais laïques qui choisissaient de vivre en communauté sans prononcer de vœux perpétuels. Indépendantes de l’Église et de l’État, elles subvenaient à leurs besoins par l’artisanat, le travail du lin ou l’enseignement.
Le site a subi plusieurs destructions au cours des siècles, notamment lors des Furies bretonnes et de l’occupation française, durant laquelle il servit d’hôpital de campagne. L’architecture actuelle date principalement du XVIIe siècle et se compose d’une quarantaine de maisons de style baroque, reconnaissables à leurs façades blanches et leurs petits jardins clos. L’ensemble s’organise autour de la place Johanna, au centre de laquelle se dresse une statue de sa bienfaitrice, et de la chapelle Saint-Matthieu.
Ce lieu de vie, qui accueillit la dernière béguine du monde, Marcella Pattyn, jusqu’en 2005, est aujourd’hui restauré et encore habité.